Brèves de chasse : L'ours noir au Québec (1ère partie)

Avec l’envie de découvrir une chasse à l’étranger je me suis tourné vers le continent américain, et plus particulièrement sa partie Nord, fascinante par ses étendues giboyeuses. Les choix possibles étaient alors pour moi le dindon, le cerf de Virginie, l’élan et l’ours noir. Mon choix s’est porté sur ce dernier. Après vérification des prix et étude des caractéristiques d’Ursus americanus, sa population est abondante au Canada et en particulier au Québec. C’est décidé, j’irai chasser l’ours noir au Québec.

 

L’ours noir ou ours noir d’Amérique, aussi appelé baribal, est le représentant de la famille des ursidés le plus présent. Comme son nom l’indique sa fourrure est noire et il peut présenter un « V » blanc sur la poitrine. Le mâle peut atteindre jusqu’à 280 kg contre 140 pour la femelle. Ses populations sont estimées à près d’un million de représentants en Amérique du Nord. C’est un omnivore opportuniste. Il se contente ainsi majoritairement de végétaux (fruits, baies, feuilles et racines) et consomme occasionnellement insectes et charognes même s’il lui arrive aussi de chasser. Il grimpe aux arbres et nage sans problème et peut courir à une vitesse de 50 km/h (quand on sait que Usain Bolt réalise un 100 m à la vitesse moyenne d’environ 38 km/h). Sa vue est peu développée, à l’inverse de son ouïe et de son odorat, encore plus fin que celui du chien. Il s’agit d’un animal méfiant, vigilant et imposant malgré sa taille réduite et sa chasse se pratique majoritairement à l’affût avec un appât sucré (gâteaux, mélasse) entre mai et juillet.

 

 

 

J’ai choisi comme pourvoirie la Griffe d'ours, située entre Montréal et Québec qui est très bien notée par les chasseurs y étant allés chasser.

 

Yvon Champagne et son fils Philippe sont les guides de cette pourvoirie familiale plébiscitée pour la quantité et la qualité des ours récoltés ainsi que pour l’accueil réservé au chasseur.

 

 

La maison est accueillante, avec des trophées de cerf de Virginie, de dindon et d’ours qui surplombent le salon. Les repas sont succulents et agrémentés de produits de l’érable puisqu’Yvon exploite une érablière.

 

 

 

 

 

 

Pour ce qui est du biotope, le territoire de chasse est gigantesque et réparti sur plusieurs territoires. Nous serons subdivisés en deux groupes et je ferai partie de celui mené par Philippe. Après plusieurs dizaines de km, nous sommes sur site enfin presque, il nous faudra continuer en quad afin de nous rapprocher des postes de chacun, espacés de près de 20 min de quad. La forêt s’étend à perte de vue et des étendues d’eau laissant apercevoir une eau cristalline coupent les bois

 

 

 

On s’attend à apercevoir un orignal à chaque croisement mais je n’en rencontrerai aucun bien que nous soyons passés sur des traces au sol de leur présence.

 

 

Nous serons 11 chasseurs cette semaine dont 6 archers. Sur place, Yvon me confie une carabine de calibre 7 mm Remington Magnum, me conseillant un tir entre le cœur et l’épaule. La zone vitale de l’ours noir est réduite car son cœur se situe assez bas et souvent caché par ses pattes antérieures. L’équipement pour la chasse à l’ours comporte une moustiquaire, obligatoire pour se protéger des moustiques et des mouches noires. Sans équipement de protection, il est illusoire de penser rester immobile plusieurs heures tant leur voracité est impressionnante. Il faut faire très attention à l’odeur de ses vêtements car l’ours possède un sens très développé de l’odorat et c’est pour cela qu’idéalement il ne faut pas utiliser de répulsif anti-moustique. Il faut également une tenue couvrante (pantalon et veste) qui permette de rester à la nuit tombée sans grelotter car une fois le soleil tombé la température descend très vite.

 

Enfin, j’ai bénéficié d’un affût en hauteur grâce à un dispositif mobile ou « tree-stand ». Le tree-stand auto-grimpant permet, comme son nom l’indique, de se hisser le long d’un arbre de son choix du moment que son diamètre est suffisant et jusqu’à la hauteur désirée. Lors d’une première utilisation, il est dur de s’y sentir en sécurité bien qu’étant attaché à l’arbre par un harnais.

 

Nous rejoignons les affûts aux alentours de 15 h et y resterons jusqu’à la nuit tombée. Il est primordial de rejoindre son poste le moins bruyamment possible et de rester immobile durant l’attente du gibier tant convoité. Les deux premiers jours, je suis dans un arbre surplombant une petite place dégarnie 

 

J’aurai la visite de nombreux écureuils mais d’aucun ours. Ces écureuils sont bruyants et laissent penser qu’un animal plus imposant arrive alors qu’il s’agit juste de ce petit mammifère curieux venant profiter de l’appât...

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