Le brevet Grand Gibier

Lors de mon voyage au Canada (partie 1 et partie 2), j’ai rencontré Jean-Michel Chevalier, président de l’Association Rhodanienne des Chasseurs de Grand Gibier. Ce dernier, chasseur passionné et véritable naturaliste, m’avait alors, avec d’autres archers français rencontrés sur place, incité à me tourner vers la chasse à l’arc et à m’inscrire pour passer le Brevet Grand Gibier.

 

Si j’ai suivi son premier conseil rapidement et passé la journée de formation obligatoire, je me suis intéressé plus tardivement au Brevet. A la fermeture de la saison 2017/2018, c’est le moment ou jamais… Je recontacte alors Jean-Michel et l’organisateur du Brevet dans le Rhône, André Carretto.

 

L’Association Nationale des Chasseurs de Grand Gibier (ANCGG) a été créée en 1950 alors sous le nom d’Association Sportive des Chasseurs de Grand Gibier et est impliquée dans de nombreuses améliorations en termes de sécurité, gestion et formation dans l’univers de la chasse (plans de tir, tir d’été, cotation des trophées, …).

 

Le Brevet Grand Gibier (BGG) existe depuis 1991. Il s’agit d’un examen comportant une épreuve théorique et deux pratiques. Les thèmes au programme sont évidemment le grand gibier (anatomie, reproduction, pathologies, gestion), ainsi que le gibier de montagne, la petite faune (mustélidés, oiseaux, insectes, …), la cynophilie et la vènerie, la réglementation et la balistique, ainsi que la sylviculture et la flore (et la prise de conscience pour moi du grand nombre d’essences qui nous entourent). Le but est de mieux comprendre son environnement et comment faune et flore coexistent dans nos forêts, le territoire français étant boisé à hauteur de 27%. C’est aussi l’occasion de suivre les évolutions de la réglementation.

 

Le Brevet se compose d’une partie théorique et d’une partie pratique et comporte deux niveaux : le 1er degré (Argent) et le 2ème degré (Or), ou "Brevet de gestionnaire". Ils se distinguent par les scores du candidat obtenus lors de l’épreuve théorique. Ainsi, le premier niveau est validé lorsque le candidat répond correctement à 80 questions au minimum sur 100 (dont 4 éliminatoires) tandis que le second niveau nécessite en plus un minimum de 25 bonnes réponses sur 30 questions supplémentaires (dont 3 éliminatoires). Pas de panique pour les infortunés : il est possible de repasser l’épreuve dans un autre département la même année.

 

L’épreuve pratique se compose de 2 séries de 5 balles tirées à la carabine et deux options supplémentaires existent : Arc et Vènerie (tableau).  

 

Tableau récapitulatif des épreuves pratiques du Brevet Grand Gibier

 

 

Nous étions 6 candidats cette année à passer pour la première fois le Brevet dans le Rhône et il nous aura suffi de 4 samedis pour aborder tous les domaines sur lesquels porte ce dernier. Un point essentiel ici, des cours sont obligatoires pour passer le BGG. Même si le livret (Image 1) fourni lors de l’inscription est un recueil indispensable, les intervenants, de véritables formateurs, donnent beaucoup plus d’informations et explications enrichies de leurs expériences personnelles. Même si cela serait compliqué à organiser, la seule amélioration éventuelle serait une reconnaissance sur le terrain d’espèces de végétaux, parfois assez complexe sur la seule base de photos ou dessins.

 

 

Image 1 - Livret de révision indispensable fourni lors de l’inscription au Brevet.

 

Mon score : pénalisé par des tirs un peu trop bas à la carabine, j’obtiens 31/50 (Image 2) contre 45/50 à l’arc (Image 3). A l’épreuve théorique j’obtiens 84/100 au 1er degré et 29/30 au 2ème (Image 4) et décroche ainsi l’or.

 

 

 

Image 2A - La carabine que j’ai utilisée pour l’épreuve (Impact LA Bête Noire calibre 300 Win Mag).

 

 

 

 

                             

 

 

Image 2B - Premier entraînement avec 5 balles sur cible de sanglier courant classique à 30 m, je ne suis pas mécontent du résultat, la bande de battue permet à l’arme de bien "monter".

 

 

 

 

Image 3 - De la même façon que pour l’épreuve avec carabine et spécialement élaborée pour l’épreuve "Arc", la cible anatomique déposée de l’ANCGG comporte des zones à points positifs et négatifs.

 

 

 

 

En conclusion, le Brevet est l’occasion d’apprendre sur le gibier et son biotope, de pousser un peu plus la réflexion sur le rôle du chasseur dans son environnement et bien sûr d’échanger autour de la chasse entre passionnés. Ce fut une fantastique expérience du point de vue de l’apprentissage de la chasse mais aussi sur le plan humain (Images 4 et 5). Le BGG est une opportunité d’accroître ses connaissances pour tout mordu de chasse et c’est pourquoi je vous invite, à la prochaine fermeture, à vous rapprocher de vos associations départementales pour préparer l’ouverture entre amoureux du grand gibier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Images 4A et B - Photo des formateurs et des médaillés de la promotion "Jean-François Renard". La convivialité est au rendez-vous alors que nous sommes accompagnés par les sonneurs de l’Ecole du Rallye Trompes des Brume. 

 

Je remercie chaleureusement Jean-Michel Chevalier, ainsi que l’ensemble des formateurs pour leurs disponibilité et enseignements.

 

 

Image 5 - Remise de mon diplôme des mains de Jean-Michel Chevalier, président de l’ARCGG.

 

 

 

 

Suivez la suite de cette belle aventure avec mon approche au brocard réalisée grâce à la collaboration entre l’ARCGG et le président de l’ACCA de Loire-sur-Rhône 

 

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter l’ouvrage de référence pour le Brevet Grand Gibier : Le grand gibier : les espèces, la chasse, la gestion (Editions du Gerfaut, 2013, ISBN 978-2-35191-088-7).


Un article rédigé par Sylvain V. Rédacteur Ambassadeur de La Manufacture Verney-Carron. 

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